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Marine Le Pen

Le programme de Marine Le Pen

Rassemblement national · 36 % dans la vague de référence · fiche complète

Ce que Marine Le Pen propose, thème par thème, dans le même format que pour tous les autres candidats. Chaque position porte sa date et renvoie à sa source. 6 positions sur 8 sont établies ; sur les 2 thèmes restants, nous disons ce que nous avons cherché plutôt que de combler le vide. Nous ne commentons pas, nous ne classons pas, et nous ne déduisons jamais une position de la ligne d'un parti.

Ses positions en une ligne

Chaque ligne mène à la comparaison avec les autres candidats sur ce thème.
Retraites

Retour à 62 ans, 60 ans pour les carrières longues

Elle propose de ramener l'âge légal à 62 ans, avec 42 annuités de cotisation requises. Elle prévoit un départ à 60 ans pour les personnes ayant occupé un premier emploi significatif avant 20 ans et cotisé 40 ans, avec une durée progressive jusqu'à une entrée dans la vie active à 24 ans et demi. Elle propose d'alléger les cotisations des personnes qui travaillent au-delà de l'âge de départ alors qu'elles ont leurs trimestres. Elle chiffre la mesure à 9 milliards d'euros en année pleine. Sa position a évolué : en février 2022, elle avait abandonné la retraite à 60 ans pour tous au profit d'un barème lié à l'âge d'entrée dans la vie active.

Position du 27 août 2026. Sources : Public Sénat, 30 septembre 2026 ↗ · Europe 1, 30 septembre 2026 ↗

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Fiscalité et pouvoir d'achat

140 Md€ d'économies, baisse d'impôts, règle d'or par référendum

Le 6 octobre 2026, elle présente avec Jordan Bardella et Jean-Philippe Tanguy la trajectoire budgétaire du Rassemblement national et son contre-budget 2027. Elle annonce 140 milliards d'euros d'économies nettes d'ici 2032 et 30 milliards de baisse nette d'impôts sur le quinquennat, en excluant toute hausse de fiscalité pour les ménages et les entreprises. Elle propose une « règle d'or » budgétaire inscrite dans la Constitution par référendum, imposant chaque année une baisse de la dette, et vise un déficit sous 3 % du PIB en 2030. Le contre-budget annonce le remplacement de l'impôt sur la fortune immobilière par un impôt sur la fortune financière, la suppression de plus de 120 taxes, une baisse de la TVA sur l'énergie que Jean-Philippe Tanguy chiffre à 14 milliards d'euros, et le plafonnement de la contribution française au budget de l'Union européenne à 5 milliards.

Position du 6 octobre 2026. Les montants publiés varient selon les comptes rendus, de 125 à 142 milliards d'euros. Nous retenons 140 milliards, le chiffre le plus repris ; le document source du parti n'est pas public. Sources : Europe 1, 6 octobre 2026 ↗ · Public Sénat, 6 octobre 2026 ↗

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Immigration

Préférence nationale constitutionnelle, baisse de l'immigration légale

Elle propose d'inscrire la préférence nationale dans la Constitution et de réduire l'immigration légale. Lors d'un meeting à Hénin-Beaumont le 13 septembre 2026, elle annonce une priorité nationale dans l'attribution des logements sociaux : à dossiers comparables, une famille française serait servie avant une famille étrangère. Le contre-budget présenté avec Jordan Bardella la semaine du 9 octobre 2026 inscrit une taxe annuelle de 1 000 euros par salarié extra-européen, due par tout employeur public ou privé à l'exception des particuliers, « tant que la France n'est pas au plein emploi », pour un rendement annoncé d'environ 1,3 milliard d'euros ; le même plan impute à l'immigration 15 milliards d'euros d'économies en 2027 et 29 milliards en année pleine. Le Rassemblement national annonce par ailleurs un référendum en 2027 révisant la Constitution sur la question migratoire.

Position du 13 septembre 2026 pour le logement social, 8-9 octobre 2026 pour le contre-budget. Nous n'avons trouvé aucune citation d'elle-même sur l'immigration, datée de 2026, sur une source ouvrable. Les formules disponibles sont celles de son conseiller, de son porte-parole ou de Jordan Bardella : les lui attribuer serait une erreur. Sources : Public Sénat, 14 septembre 2026 ↗ · Public Sénat, 9 octobre 2026 ↗ · Communiqué du Rassemblement national, 10 mars 2026 ↗

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Santé et accès aux soins

Position non établie à ce jour

Ce qui est établi : elle a consacré une table ronde d'une heure aux questions de santé le 31 janvier 2026 à Creutzwald, en Moselle, et la presse médicale spécialisée en résume les thèmes par les déserts médicaux, le numerus clausus et la débureaucratisation de l'hôpital. Le corps de l'article est réservé aux abonnés et nous n'avons donc aucune proposition vérifiable. Nous avons écarté son discours de 2016, ses propositions de Mulhouse de 2021 et ses réponses au questionnaire de la Fédération hospitalière de France de 2022 : ce sont des positions d'il y a quatre à dix ans.

🔗Nous ne publions pas une position que nous n'avons pas pu établir. Pour vous faire votre propre idée : site du Rassemblement national ↗. Si vous y trouvez une position datée, signalez-la-nous.

Pages consultées : Le Quotidien du Médecin, 2 février 2026 (article réservé aux abonnés) ↗

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Sécurité et justice

« Tolérance zéro » annoncée à Orléans ; rien d'annoncé sur la justice

Son premier discours de campagne, au congrès du Rassemblement national à Orléans, est la première occasion datée où elle aborde la sécurité en campagne. Elle y promet de faire de l'espace public un lieu de « tranquillité d'esprit » et de « sécurité physique pour tous », décrit une action qui passe « par l'explication, par l'exemple, par l'éducation mais, s'il le faut aussi, par la sanction », et annonce : « Nous appliquerons la tolérance zéro. » Aucune mesure de procédure pénale, de peines, de places de prison, d'effectifs ou d'organisation judiciaire n'accompagne cette annonce : le volet justice reste non documenté pour 2026. Le document « Projet — la sécurité » hébergé par le parti, qui annonce 85 000 places de prison d'ici 2028 et la présomption de légitime défense, n'est pas daté en façade mais ses références internes le situent en 2021-2022 : c'est sa position de 2022 et nous ne la publions pas comme sa position d'aujourd'hui.

« Nous appliquerons la tolérance zéro. »

Position du 25 octobre 2026. Réserve de sourçage : le Rassemblement national ne publie pas ce discours. Sa rubrique « Discours » compte 186 entrées, s'arrête à Jordan Bardella en mai 2026, et le discours le plus récent de Marine Le Pen y date du 18 septembre 2022. Cette position repose donc sur un compte rendu de presse et non sur le texte prononcé. Son site de campagne ne publie aucun programme. Sources : Europe 1, compte rendu du premier discours de campagne, 25 octobre 2026 ↗ · Rassemblement national, rubrique « Discours », qui ne comporte pas ce discours (constat d'absence) ↗

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Écologie et énergie

Moratoire sur les renouvelables, plus de nucléaire, programme à venir

Elle propose un moratoire suspendant tous les nouveaux projets d'énergies renouvelables et la fin des subventions à ces énergies, que son parti chiffre à plus de 5 milliards d'euros de recettes dès la première année, et de les remplacer par davantage de nucléaire, d'hydraulique ou de géothermie. Elle prévoit la suppression de MaPrimeRénov', intégrée dans un plan « 100 % rénov' » couvrant l'isolation et la climatisation, et 3,4 milliards d'euros d'économies sur les opérateurs de l'État — dont l'Office français de la biodiversité, les agences de l'eau et l'Ademe —, dont les missions reviendraient au gouvernement. Elle propose une taxe carbone appliquée aux États membres de l'Union européenne selon l'intensité carbone de leur économie, et le maintien d'un malus automobile remodelé pour favoriser la production française. Elle a qualifié de « faute lourde » l'adoption de la programmation énergétique par décret.

« Je ne laisserais pas l'écologie aux forces politiques climato-hypocrites »

Position du 6 octobre 2026 pour le contre-budget, 9 février 2026 pour le décret. Son programme écologique est annoncé mais non publié. Le compte rendu le plus détaillé du volet écologique de son contre-budget émane d'un média écologiste, donc d'une partie prenante du débat : nous l'avons recoupé avec une agence de presse. Sources : Public Sénat, 9 février 2026 ↗ · Public Sénat, 6 octobre 2026 ↗

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Europe et défense

Dissuasion strictement nationale, aide à l'Ukraine fortement réduite

Elle rejette tout partage de la dissuasion nucléaire française avec d'autres pays européens et qualifie l'initiative de « dissuasion avancée » du président de la République de communication. Elle maintient l'objectif d'un retrait du commandement intégré de l'OTAN à terme, mais exclut une sortie tant qu'il existe une guerre aux portes de l'Europe. Elle estime que la France n'a plus les moyens de subventionner Kyiv, tout en plaidant pour le maintien de la formation des troupes ukrainiennes et d'un appui en équipements. Sur le budget européen, elle propose une réduction immédiate de la contribution française de 11,1 milliards d'euros par an.

Position du 24 septembre 2026. Source : LCP, 13 octobre 2026, pour le cadrage de la contribution ↗

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École et éducation

Position non établie à ce jour

Les seuls documents disponibles sont le projet présidentiel de son parti pour 2022 — priorité au français, aux mathématiques et à l'histoire au primaire, dédoublement des grandes sections et des CP à 20 élèves maximum, brevet transformé en examen d'orientation, retour à un baccalauréat national terminal, uniforme au primaire et au collège, suppression des instituts de formation, hausse des salaires de 3 % par an pendant cinq ans, suspension des allocations familiales en cas d'absentéisme grave. La presse rapporte en 2026 qu'elle reprend une partie de ces propositions, mais aucun programme 2027 n'a été publié et nous n'avons pu vérifier aucune citation d'elle sur l'école datée de 2026. Nous ne présentons pas un texte de 2022 comme sa position d'aujourd'hui.

🔗Nous ne publions pas une position que nous n'avons pas pu établir. Pour vous faire votre propre idée : site du Rassemblement national ↗. Si vous y trouvez une position datée, signalez-la-nous.

Pages consultées : Public Sénat, 31 août 2026, revue des projets éducatifs des candidats ↗

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Les programmes des autres candidats

Mêmes thèmes, même format, mêmes règles.

Questions fréquentes

Quel est le programme de Marine Le Pen pour 2027 ?

Marine Le Pen a 6 positions publiques établies sur les 8 thèmes suivis par Repère 2027 : retraites (retour à 62 ans, 60 ans pour les carrières longues) ; fiscalité et pouvoir d'achat (140 md€ d'économies, baisse d'impôts, règle d'or par référendum) ; immigration (préférence nationale constitutionnelle, baisse de l'immigration légale) ; sécurité et justice (« tolérance zéro » annoncée à orléans ; rien d'annoncé sur la justice) ; écologie et énergie (moratoire sur les renouvelables, plus de nucléaire, programme à venir) ; europe et défense (dissuasion strictement nationale, aide à l'ukraine fortement réduite). Sur santé et accès aux soins, école et éducation, nous n'avons trouvé aucune position datée pour 2027.

Que propose Marine Le Pen sur retraites pour 2027 ?

Elle propose de ramener l'âge légal à 62 ans, avec 42 annuités de cotisation requises. Elle prévoit un départ à 60 ans pour les personnes ayant occupé un premier emploi significatif avant 20 ans et cotisé 40 ans, avec une durée progressive jusqu'à une entrée dans la vie active à 24 ans et demi. Elle propose d'alléger les cotisations des personnes qui travaillent au-delà de l'âge de départ alors qu'elles ont leurs trimestres. Elle chiffre la mesure à 9 milliards d'euros en année pleine. Sa position a évolué : en février 2022, elle avait abandonné la retraite à 60 ans pour tous au profit d'un barème lié à l'âge d'entrée dans la vie active. Position du 27 août 2026.

Que propose Marine Le Pen sur fiscalité et pouvoir d'achat pour 2027 ?

Le 6 octobre 2026, elle présente avec Jordan Bardella et Jean-Philippe Tanguy la trajectoire budgétaire du Rassemblement national et son contre-budget 2027. Elle annonce 140 milliards d'euros d'économies nettes d'ici 2032 et 30 milliards de baisse nette d'impôts sur le quinquennat, en excluant toute hausse de fiscalité pour les ménages et les entreprises. Elle propose une « règle d'or » budgétaire inscrite dans la Constitution par référendum, imposant chaque année une baisse de la dette, et vise un déficit sous 3 % du PIB en 2030. Le contre-budget annonce le remplacement de l'impôt sur la fortune immobilière par un impôt sur la fortune financière, la suppression de plus de 120 taxes, une baisse de la TVA sur l'énergie que Jean-Philippe Tanguy chiffre à 14 milliards d'euros, et le plafonnement de la contribution française au budget de l'Union européenne à 5 milliards. Position du 6 octobre 2026.

Que propose Marine Le Pen sur immigration pour 2027 ?

Elle propose d'inscrire la préférence nationale dans la Constitution et de réduire l'immigration légale. Lors d'un meeting à Hénin-Beaumont le 13 septembre 2026, elle annonce une priorité nationale dans l'attribution des logements sociaux : à dossiers comparables, une famille française serait servie avant une famille étrangère. Le contre-budget présenté avec Jordan Bardella la semaine du 9 octobre 2026 inscrit une taxe annuelle de 1 000 euros par salarié extra-européen, due par tout employeur public ou privé à l'exception des particuliers, « tant que la France n'est pas au plein emploi », pour un rendement annoncé d'environ 1,3 milliard d'euros ; le même plan impute à l'immigration 15 milliards d'euros d'économies en 2027 et 29 milliards en année pleine. Le Rassemblement national annonce par ailleurs un référendum en 2027 révisant la Constitution sur la question migratoire. Position du 13 septembre 2026 pour le logement social, 8-9 octobre 2026 pour le contre-budget.

Que propose Marine Le Pen sur sécurité et justice pour 2027 ?

Son premier discours de campagne, au congrès du Rassemblement national à Orléans, est la première occasion datée où elle aborde la sécurité en campagne. Elle y promet de faire de l'espace public un lieu de « tranquillité d'esprit » et de « sécurité physique pour tous », décrit une action qui passe « par l'explication, par l'exemple, par l'éducation mais, s'il le faut aussi, par la sanction », et annonce : « Nous appliquerons la tolérance zéro. » Aucune mesure de procédure pénale, de peines, de places de prison, d'effectifs ou d'organisation judiciaire n'accompagne cette annonce : le volet justice reste non documenté pour 2026. Le document « Projet — la sécurité » hébergé par le parti, qui annonce 85 000 places de prison d'ici 2028 et la présomption de légitime défense, n'est pas daté en façade mais ses références internes le situent en 2021-2022 : c'est sa position de 2022 et nous ne la publions pas comme sa position d'aujourd'hui. Position du 25 octobre 2026.

Que propose Marine Le Pen sur écologie et énergie pour 2027 ?

Elle propose un moratoire suspendant tous les nouveaux projets d'énergies renouvelables et la fin des subventions à ces énergies, que son parti chiffre à plus de 5 milliards d'euros de recettes dès la première année, et de les remplacer par davantage de nucléaire, d'hydraulique ou de géothermie. Elle prévoit la suppression de MaPrimeRénov', intégrée dans un plan « 100 % rénov' » couvrant l'isolation et la climatisation, et 3,4 milliards d'euros d'économies sur les opérateurs de l'État — dont l'Office français de la biodiversité, les agences de l'eau et l'Ademe —, dont les missions reviendraient au gouvernement. Elle propose une taxe carbone appliquée aux États membres de l'Union européenne selon l'intensité carbone de leur économie, et le maintien d'un malus automobile remodelé pour favoriser la production française. Elle a qualifié de « faute lourde » l'adoption de la programmation énergétique par décret. Position du 6 octobre 2026 pour le contre-budget, 9 février 2026 pour le décret.

Que propose Marine Le Pen sur europe et défense pour 2027 ?

Elle rejette tout partage de la dissuasion nucléaire française avec d'autres pays européens et qualifie l'initiative de « dissuasion avancée » du président de la République de communication. Elle maintient l'objectif d'un retrait du commandement intégré de l'OTAN à terme, mais exclut une sortie tant qu'il existe une guerre aux portes de l'Europe. Elle estime que la France n'a plus les moyens de subventionner Kyiv, tout en plaidant pour le maintien de la formation des troupes ukrainiennes et d'un appui en équipements. Sur le budget européen, elle propose une réduction immédiate de la contribution française de 11,1 milliards d'euros par an. Position du 24 septembre 2026.

Pourquoi certaines positions de Marine Le Pen ne figurent-elles pas ?

Nous ne publions pas une position que nous n'avons pas pu établir à partir d'une source datée. Sur santé et accès aux soins, école et éducation, la page dit ce qui a été cherché et renvoie vers ses sources de première main. Si une position datée nous a échappé, écrivez-nous : nous l'ajoutons.

Comment lire cette page Les positions viennent des programmes et des sites de campagne quand ils existent, sinon de déclarations publiques datées. Les montants cités sont ceux annoncés par la candidate, pas des évaluations indépendantes. Aucune position n'est déduite de la ligne d'un parti. Une position de 2022 n'est pas une position de 2026, et la page le dit quand c'est le cas.
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