Le programme de François Ruffin
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Ce que François Ruffin propose, thème par thème, dans le même format que pour tous les autres candidats. Chaque position porte sa date et renvoie à sa source. 6 positions sur 8 sont établies ; sur les 2 thèmes restants, nous disons ce que nous avons cherché plutôt que de combler le vide. Nous ne commentons pas, nous ne classons pas, et nous ne déduisons jamais une position de la ligne d'un parti.
Ses positions en une ligne
| Thème | Sa position, en une ligne | Date |
|---|---|---|
| Retraites | Retraite avancée pour les « travailleurs essentiels », âge non précisé | 11 septembre 2026 (dernière modification de son site de campagne) |
| Fiscalité et pouvoir d'achat | SMIC à 1 700 € nets, prime de 1 000 €, états généraux fiscaux | 25 avril 2026 |
| Immigration | Hostile à l'immigration de travail, pleins droits pour les présents | 28 avril 2026 |
| Santé et accès aux soins | Pôle public du médicament à deux étages ; rien de publié sur l'hôpital | 15 octobre 2026 |
| Sécurité et justice | Aucune proposition de sécurité ou de justice dans son programme publié | — |
| Écologie et énergie | Rénovation massive, nucléaire prolongé et étendu, sortie des fossiles | 9 septembre 2026 |
| Europe et défense | Aucune proposition publiée sur ce thème à ce jour | — |
| École et éducation | Conseil de pilotage et États généraux dès 2027, savoirs techniques au collège, fin de Parcoursup | 28 octobre 2026 |
Retraite avancée pour les « travailleurs essentiels », âge non précisé
Son site de campagne propose un statut des « travailleurs essentiels » — personnels de ménage, aides à domicile, caristes, agriculteurs — qui comprendrait « salaires, carrières, horaires et une retraite avancée ». Aucun âge de départ, aucune durée de cotisation, aucun critère de pénibilité et aucun financement ne sont précisés sur cette page. Sa position de 2022 et 2023 était un départ à 60 ans avec 40 annuités pour tous ; elle n'a pas été reprise sous cette forme dans les documents de campagne de 2026.
Position du 11 septembre 2026 (dernière modification de son site de campagne). Sources : Site de campagne nouspresident.fr ↗ · francoisruffin.fr, 3 décembre 2022, pour la position antérieure ↗
SMIC à 1 700 € nets, prime de 1 000 €, états généraux fiscaux
Il propose de porter le SMIC à 1 700 euros nets, d'indexer strictement les salaires sur l'inflation et de doubler la rémunération de certaines heures atypiques. Comme premier acte, il annonce une prime obligatoire de 1 000 euros pour les salariés aux revenus modestes, financée par les employeurs et exonérée de cotisations et d'impôt sur le revenu. Sur la fiscalité, il propose de taxer davantage les plus fortunés et de convoquer des « états généraux de la fiscalité et de la protection sociale », en reprochant aux grandes entreprises de recevoir plus d'aides publiques tout en payant moins d'impôt que les petits patrons. Aucun barème détaillé n'a été publié au 14 octobre 2026.
« Je suis un député au SMIC, je serai un président au SMIC aussi »
Position du 25 avril 2026. Source : Lancement de campagne à Lyon, 25 avril 2026, compte rendu 6medias ↗
Comparer avec les 14 autres candidats sur fiscalité et pouvoir d'achat →
Hostile à l'immigration de travail, pleins droits pour les présents
Il se dit hostile à l'immigration de travail. Sur France 2, le 28 avril 2026, il soutient que la France doit former ses propres médecins plutôt que recruter des praticiens étrangers, et refuse de reproduire sur les services ce qui a été fait dans l'industrie, au motif que le recours à la main-d'œuvre étrangère exerce une pression à la baisse sur les salaires et les droits sociaux. Il demande en même temps que les travailleurs étrangers déjà présents aient « les pleins droits », et défend un relèvement des droits de tous les travailleurs, français ou étrangers, avec ou sans papiers. Il revendique une filiation avec le « socialisme douanier » de Jaurès. Aucun de ses six cahiers de campagne ne porte sur l'immigration.
« Moi, je suis hostile à l'immigration pour le travail. »
Position du 28 avril 2026. C'est la divergence la plus nette du comparateur : sa position l'a opposé publiquement à Marine Tondelier et à des responsables de La France insoumise. Sources : Le JDD, rendant compte de France 2, 28 avril 2026 ↗ · Public Sénat, 11 mai 2026 ↗
Pôle public du médicament à deux étages ; rien de publié sur l'hôpital
Sa seule position de santé datée porte sur le médicament et figure dans son cahier de campagne consacré à l'industrie. Il propose un pôle public du médicament « à 2 étages » : à court terme une capacité de production nationale de médicaments essentiels à brevet public, qu'il veut « soustraite aux logiques de rentabilité à court terme » ; à moyen terme un rôle d'investisseur stratégique et de partenaire opérationnel auprès des biotechnologies et des entreprises pharmaceutiques françaises, avec une participation majoritaire de l'État dans des pôles dédiés aux médicaments innovants. Il annonce une gouvernance mixte associant l'État, les collectivités et des représentants des soignants et des patients. Les produits de santé qu'il veut relocaliser comprennent des antibiotiques, des anticancéreux, des antalgiques, des psychotropes et des vaccins, ainsi que des équipements d'imagerie et des masques.
« une capacité de production nationale pour des médicaments essentiels à brevet public »
Position du 15 octobre 2026. Position sectorielle, à ne pas élargir : ce cahier porte sur le médicament et la souveraineté industrielle. Il ne comporte aucune proposition sur l'hôpital, les déserts médicaux, l'accès aux soins ou le financement de la Sécurité sociale, et aucun de ses huit cahiers de campagne n'ouvre un volet santé. Source : nouspresident.fr, cahier de campagne sur l'industrie, 15 octobre 2026 ↗
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Position non établie à ce jour
Le constat est récent et vérifiable : sa page programme a été mise à jour le 12 octobre 2026 et ne comporte aucune rubrique consacrée à la sécurité, à la police, aux prisons, aux peines, à la délinquance ou au narcotrafic. Ses six cahiers de campagne portent sur les travailleurs essentiels, la séparation de l'argent et de l'État, les loisirs, l'agriculture, le travaillisme écologique et le logement, et son unique plan d'action sur les centres de données. Le seul énoncé voisin figure dans son cahier sur la séparation de l'argent et de l'État — « Les garde-fous, judiciaires, médiatiques, sont affaiblis » — et c'est un constat, non une mesure.
Pages consultées : nouspresident.fr, page mise à jour le 12 octobre 2026 ↗
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Rénovation massive, nucléaire prolongé et étendu, sortie des fossiles
Son cahier de campagne consacré au « travaillisme écologique » propose une loi sur l'adaptation du travail aux vagues de chaleur à soumettre au Parlement avant l'été 2027, avec extension du chômage technique pour canicule et arrêt de travail obligatoire au-delà de seuils de température, des « sanctuaires de fraîcheur » publics et l'installation gratuite de protections chez les ménages les plus fragiles. Il propose de multiplier par quatre le budget de l'État dédié à la rénovation thermique, pour atteindre progressivement 800 000 rénovations d'ampleur par an, et porte l'effort à 15 milliards d'euros par an pour le logement. Sur l'énergie, il propose de prolonger les centrales existantes tant que l'Autorité de sûreté nucléaire valide leur sûreté, de poursuivre les six EPR2 et de décider de huit réacteurs supplémentaires, d'investir dans l'hydroélectricité, de poursuivre l'éolien et de relocaliser la production d'éoliennes. Il propose un leasing social pour trois millions de petites voitures électriques produites en France.
« sanctuaires de fraîcheur »
Position du 9 septembre 2026. Source : nouspresident.fr, cahier de campagne n° 5 « Travaillisme écologique », 9 septembre 2026 ↗
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Position non établie à ce jour
Son site de campagne ne comporte aucune proposition sur la défense, l'armée, l'Europe, l'Union européenne, l'Ukraine, l'OTAN, la politique étrangère ou la Palestine : les mots « Europe », « Ukraine », « OTAN » et « Palestine » n'y figurent pas. Ses six cahiers de campagne portent sur le statut des travailleurs essentiels, la séparation de l'argent et de l'État, le temps des loisirs, l'exception agricole française, le travaillisme écologique et le logement.
Pages consultées : nouspresident.fr, page mise à jour le 12 octobre 2026 ↗
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Conseil de pilotage et États généraux dès 2027, savoirs techniques au collège, fin de Parcoursup
Son huitième cahier de campagne, consacré à l'école, propose de créer dès 2027 un « Conseil de pilotage éducatif » composé à parts égales de praticiens, de membres de la communauté éducative, de chercheurs et d'administrateurs, et de convoquer la même année des États généraux de l'Éducation chargés de fixer des objectifs à cinq et dix ans. Toute réforme y serait d'abord expérimentée, puis laissée au moins deux ans avant une généralisation. Il propose de créer au collège un enseignement disciplinaire de « savoirs techniques et pratiques » — artisanat, mécanique, jardinage, cuisine, couture, entretien — assuré d'abord par des intervenants extérieurs qualifiés puis par un corps d'enseignants spécialisés, avec un objectif de deux demi-journées par semaine. Il annonce le passage du CAP de deux à trois ans et du baccalauréat professionnel de trois à quatre ans en formation initiale, et le remplacement de Parcoursup par un système où le lycée d'origine ne serait plus mentionné, où les méthodes de sélection seraient publiées et où l'ordre des vœux des élèves primerait. Il annonce ne retirer aucun euro au budget de l'Éducation nationale malgré une baisse du nombre d'élèves qu'il évalue à 15 % en dix ans, et un taux d'encadrement périscolaire porté à un animateur pour dix enfants contre un pour quatorze aujourd'hui.
« pas un euro ne doit être supprimé du budget de l'Éducation nationale »
Position du 28 octobre 2026. Source : nouspresident.fr, cahier de campagne « Éducation : une école de tous les savoirs », 28 octobre 2026 ↗
Comparer avec les 14 autres candidats sur école et éducation →
Les programmes des autres candidats
Le Pen6 positions sur 8
Mélenchon8 positions sur 8
Glucksmann8 positions sur 8
Philippe8 positions sur 8
Lisnard8 positions sur 8
Attal7 positions sur 8
Retailleau8 positions sur 8
Zemmour6 positions sur 8
Tondelier8 positions sur 8
Roussel6 positions sur 8
Dupont-Aignan8 positions sur 8
de Villepin7 positions sur 8
Polony6 positions sur 8
Arthaud7 positions sur 8Questions fréquentes
Quel est le programme de François Ruffin pour 2027 ?
François Ruffin a 6 positions publiques établies sur les 8 thèmes suivis par Repère 2027 : retraites (retraite avancée pour les « travailleurs essentiels », âge non précisé) ; fiscalité et pouvoir d'achat (smic à 1 700 € nets, prime de 1 000 €, états généraux fiscaux) ; immigration (hostile à l'immigration de travail, pleins droits pour les présents) ; santé et accès aux soins (pôle public du médicament à deux étages ; rien de publié sur l'hôpital) ; écologie et énergie (rénovation massive, nucléaire prolongé et étendu, sortie des fossiles) ; école et éducation (conseil de pilotage et états généraux dès 2027, savoirs techniques au collège, fin de parcoursup). Sur sécurité et justice, europe et défense, nous n'avons trouvé aucune position datée pour 2027.
Que propose François Ruffin sur retraites pour 2027 ?
Son site de campagne propose un statut des « travailleurs essentiels » — personnels de ménage, aides à domicile, caristes, agriculteurs — qui comprendrait « salaires, carrières, horaires et une retraite avancée ». Aucun âge de départ, aucune durée de cotisation, aucun critère de pénibilité et aucun financement ne sont précisés sur cette page. Sa position de 2022 et 2023 était un départ à 60 ans avec 40 annuités pour tous ; elle n'a pas été reprise sous cette forme dans les documents de campagne de 2026. Position du 11 septembre 2026 (dernière modification de son site de campagne).
Que propose François Ruffin sur fiscalité et pouvoir d'achat pour 2027 ?
Il propose de porter le SMIC à 1 700 euros nets, d'indexer strictement les salaires sur l'inflation et de doubler la rémunération de certaines heures atypiques. Comme premier acte, il annonce une prime obligatoire de 1 000 euros pour les salariés aux revenus modestes, financée par les employeurs et exonérée de cotisations et d'impôt sur le revenu. Sur la fiscalité, il propose de taxer davantage les plus fortunés et de convoquer des « états généraux de la fiscalité et de la protection sociale », en reprochant aux grandes entreprises de recevoir plus d'aides publiques tout en payant moins d'impôt que les petits patrons. Aucun barème détaillé n'a été publié au 14 octobre 2026. Position du 25 avril 2026.
Que propose François Ruffin sur immigration pour 2027 ?
Il se dit hostile à l'immigration de travail. Sur France 2, le 28 avril 2026, il soutient que la France doit former ses propres médecins plutôt que recruter des praticiens étrangers, et refuse de reproduire sur les services ce qui a été fait dans l'industrie, au motif que le recours à la main-d'œuvre étrangère exerce une pression à la baisse sur les salaires et les droits sociaux. Il demande en même temps que les travailleurs étrangers déjà présents aient « les pleins droits », et défend un relèvement des droits de tous les travailleurs, français ou étrangers, avec ou sans papiers. Il revendique une filiation avec le « socialisme douanier » de Jaurès. Aucun de ses six cahiers de campagne ne porte sur l'immigration. Position du 28 avril 2026.
Que propose François Ruffin sur santé et accès aux soins pour 2027 ?
Sa seule position de santé datée porte sur le médicament et figure dans son cahier de campagne consacré à l'industrie. Il propose un pôle public du médicament « à 2 étages » : à court terme une capacité de production nationale de médicaments essentiels à brevet public, qu'il veut « soustraite aux logiques de rentabilité à court terme » ; à moyen terme un rôle d'investisseur stratégique et de partenaire opérationnel auprès des biotechnologies et des entreprises pharmaceutiques françaises, avec une participation majoritaire de l'État dans des pôles dédiés aux médicaments innovants. Il annonce une gouvernance mixte associant l'État, les collectivités et des représentants des soignants et des patients. Les produits de santé qu'il veut relocaliser comprennent des antibiotiques, des anticancéreux, des antalgiques, des psychotropes et des vaccins, ainsi que des équipements d'imagerie et des masques. Position du 15 octobre 2026.
Que propose François Ruffin sur écologie et énergie pour 2027 ?
Son cahier de campagne consacré au « travaillisme écologique » propose une loi sur l'adaptation du travail aux vagues de chaleur à soumettre au Parlement avant l'été 2027, avec extension du chômage technique pour canicule et arrêt de travail obligatoire au-delà de seuils de température, des « sanctuaires de fraîcheur » publics et l'installation gratuite de protections chez les ménages les plus fragiles. Il propose de multiplier par quatre le budget de l'État dédié à la rénovation thermique, pour atteindre progressivement 800 000 rénovations d'ampleur par an, et porte l'effort à 15 milliards d'euros par an pour le logement. Sur l'énergie, il propose de prolonger les centrales existantes tant que l'Autorité de sûreté nucléaire valide leur sûreté, de poursuivre les six EPR2 et de décider de huit réacteurs supplémentaires, d'investir dans l'hydroélectricité, de poursuivre l'éolien et de relocaliser la production d'éoliennes. Il propose un leasing social pour trois millions de petites voitures électriques produites en France. Position du 9 septembre 2026.
Que propose François Ruffin sur école et éducation pour 2027 ?
Son huitième cahier de campagne, consacré à l'école, propose de créer dès 2027 un « Conseil de pilotage éducatif » composé à parts égales de praticiens, de membres de la communauté éducative, de chercheurs et d'administrateurs, et de convoquer la même année des États généraux de l'Éducation chargés de fixer des objectifs à cinq et dix ans. Toute réforme y serait d'abord expérimentée, puis laissée au moins deux ans avant une généralisation. Il propose de créer au collège un enseignement disciplinaire de « savoirs techniques et pratiques » — artisanat, mécanique, jardinage, cuisine, couture, entretien — assuré d'abord par des intervenants extérieurs qualifiés puis par un corps d'enseignants spécialisés, avec un objectif de deux demi-journées par semaine. Il annonce le passage du CAP de deux à trois ans et du baccalauréat professionnel de trois à quatre ans en formation initiale, et le remplacement de Parcoursup par un système où le lycée d'origine ne serait plus mentionné, où les méthodes de sélection seraient publiées et où l'ordre des vœux des élèves primerait. Il annonce ne retirer aucun euro au budget de l'Éducation nationale malgré une baisse du nombre d'élèves qu'il évalue à 15 % en dix ans, et un taux d'encadrement périscolaire porté à un animateur pour dix enfants contre un pour quatorze aujourd'hui. Position du 28 octobre 2026.
Pourquoi certaines positions de François Ruffin ne figurent-elles pas ?
Nous ne publions pas une position que nous n'avons pas pu établir à partir d'une source datée. Sur sécurité et justice, europe et défense, la page dit ce qui a été cherché et renvoie vers ses sources de première main. Si une position datée nous a échappé, écrivez-nous : nous l'ajoutons.
Page vérifiée le 2 novembre 2026. Une erreur, une source plus récente ? Écrivez à contact@repere2027.fr. Voir aussi la fiche de François Ruffin et le comparateur par thème.
Page générée le 2 novembre 2026 à partir des données publiées sur repere2027.fr. Chaque chiffre renvoie vers sa source. Méthodologie et engagements de neutralité.