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Bruno Retailleau

Le programme de Bruno Retailleau

Les Républicains · 5 % dans la vague de référence · fiche complète

Ce que Bruno Retailleau propose, thème par thème, dans le même format que pour tous les autres candidats. Chaque position porte sa date et renvoie à sa source. 8 positions sur 8 sont établies. Nous ne commentons pas, nous ne classons pas, et nous ne déduisons jamais une position de la ligne d'un parti.

Ses positions en une ligne

Chaque ligne mène à la comparaison avec les autres candidats sur ce thème.
Retraites

63 ans minimum, taux plein à 65 ans, capitalisation partielle

Il propose un âge minimal de départ à 63 ans, assorti d'une décote de 7 % par an pour un départ à cet âge, et fixe l'âge du taux plein à 65 ans au lieu de 67, avec une indexation possible sur l'espérance de vie. Il justifie l'abaissement de 67 à 65 ans par la situation des femmes aux carrières hachées. Il propose d'introduire une part de capitalisation représentant 25 à 30 % de la retraite des nouveaux entrants, financée par une baisse de cotisations de 0,5 point salarial et 0,5 point patronal, et de supprimer le forfait social. Il revendique 40 milliards d'euros d'économies cumulées sur cinq ans et renvoie la pénibilité à des consultations avec les partenaires sociaux.

Position du semaine du 22 au 26 septembre 2026. Public Sénat situe l'annonce « la semaine dernière » le 30 septembre, sans date exacte. Sources : Public Sénat, 30 septembre 2026 ↗ · Europe 1, 30 septembre 2026 ↗

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Fiscalité et pouvoir d'achat

197 Md€ d'économies, 400 000 postes, aucun impôt nouveau

Le 12 octobre 2026, il présente un plan de 197 milliards d'euros d'économies cumulées jusqu'en 2032, réparties en 96 milliards sur l'État, 91 milliards sur le social — dont 42 pour les retraites, 10 pour l'immigration et 4 pour les arrêts maladie — et 10 milliards demandés aux collectivités. Il annonce le non-remplacement de 400 000 fonctionnaires partant à la retraite d'ici 2032 et la suppression d'agences et d'opérateurs de l'État. Il affecte 146 milliards à la réduction de la dépense et de la dette et 51 milliards à des baisses de prélèvements : 21 milliards pour les ménages et 30 milliards pour les entreprises par la suppression d'impôts de production. Il vise un déficit sous 3 % du PIB dès 2031 puis 2,2 % en 2032, exclut toute création d'impôt, et propose de soumettre une règle d'or à référendum.

« Il n'y aura pas d'impôt nouveau »

Position du 12 octobre 2026. Sources : LCP, 12 octobre 2026 ↗ · Public Sénat, 12 octobre 2026 ↗

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Immigration

Appliquer immédiatement le règlement européen de retour

Il demande que le règlement européen sur le retour des déboutés du droit d'asile soit appliqué en France sans délai et dans toutes ses dispositions, et que la France n'écarte aucun de ses dispositifs, en particulier les centres de retour situés hors de l'Union européenne. Il situe la difficulté non dans les interpellations, qui progressent, mais dans l'exécution des renvois. Il déclare douter de la volonté du chef de l'État et du gouvernement d'appliquer intégralement ce texte. Comme ministre de l'Intérieur, il a signé en 2025 une circulaire abrogeant la circulaire Valls de 2012 et portant de cinq à sept ans la durée de présence exigée pour une admission exceptionnelle au séjour.

« Il faut que ce soit appliqué immédiatement »

Position du 8 juin 2026. Nous n'avons pas trouvé de proposition chiffrée de sa part sur le volume de l'immigration légale. Sources : Public Sénat, 8 juin 2026 ↗ · Public Sénat, 17 septembre 2026, pour la circulaire de 2025 ↗

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Santé et accès aux soins

Aucun chiffrage santé, quatre milliards sur les arrêts maladie

Dans son plan de redressement des finances publiques, il chiffre l'effort sur la sphère sociale à 91 milliards d'euros sur un quinquennat, mais ne prend aucun engagement chiffré sur les 280 milliards d'euros de dépenses de santé, qu'il présente sous une hypothèse qu'il qualifie de très conservatrice : les économies seraient absorbées par les dépenses liées au vieillissement. Il affirme que les gains d'efficience doivent être réinvestis dans les soins. Il chiffre à 4 milliards d'euros les économies attendues sur les arrêts maladie, par des réexamens périodiques, une surveillance des prescriptions et un jour de carence d'ordre public dans le privé que l'employeur ne pourrait pas compenser par la prévoyance.

« Je veux que tous les Français […] puissent avoir accès à ce qu'il se fait de mieux »

Position du 12 octobre 2026. Une seule source, mais récente et détaillée. Elle traite la santé par le budget : rien sur l'hôpital, les déserts médicaux ou le reste à charge. Source : Public Sénat, 12 octobre 2026 ↗

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Sécurité et justice

Majorité pénale à 15 ans, peines minimales inscrites dans la Constitution

Il propose d'abaisser la majorité pénale à 15 ans et d'instaurer, pour les violences contre les policiers, les gendarmes et les pompiers, des peines minimales telles que le juge n'ait pas le choix. Il propose, pour un premier délit grave commis par un mineur, des peines de prison ferme de courte durée — il cite quinze jours — dans des établissements distincts de ceux accueillant les détenus condamnés pour terrorisme. Il propose d'inscrire dans la Constitution, par une « Charte de l'ordre républicain », des peines minimales pour certains crimes et délits graves, le renforcement de la sécurité dans les établissements pénitentiaires, la rétention de sûreté pour certaines personnes jugées dangereuses après l'exécution de leur peine, et un droit à la sécurité.

« le juge n'ait pas le choix »

Position du 8 septembre 2026 pour les peines minimales, 3 septembre 2026 pour le volet constitutionnel. Réserve de rédaction : le compte rendu d'Europe 1 écrit d'abord « peines maximales » avant de préciser qu'il s'agit de peines minimales. Nous suivons la seconde formulation. Sources : Europe 1, « Objectif Élysée 2027 », 8 septembre 2026 ↗ · Public Sénat, 3 septembre 2026 ↗

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Écologie et énergie

Priorité au nucléaire, fin des subventions à l'éolien et au solaire

Il propose de donner la priorité au nucléaire : prolongement maximal du parc existant, six EPR2 et réacteurs de quatrième génération. Il juge l'éolien et le photovoltaïque arrivés à maturité et demande l'arrêt de leur financement par subventions publiques, position formulée dans une tribune cosignée publiée par Le Figaro les 2-3 juillet 2025 et réaffirmée au colloque de l'Union française de l'électricité le 23 juin 2026. Dans une tribune du 9 août 2026, il défend une écologie « d'adaptation » qu'il oppose à une écologie « punitive », reposant sur l'investissement, l'innovation et la production d'énergie décarbonée : stockage de l'eau d'hiver pour l'irrigation estivale, équipement des écoles et des hôpitaux en systèmes de rafraîchissement.

Position du 2-3 juillet 2025 pour les subventions, 23 juin 2026 pour le nucléaire, 9 août 2026 pour l'adaptation. Sa position sur les subventions a été contestée à l'intérieur même de son camp : Gabriel Attal y a vu un « contresens historique et scientifique » et la ministre de l'Énergie d'alors l'a jugée « irresponsable ». Source : Public Sénat, 3 juillet 2025 ↗

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Europe et défense

Réduire par négociation la contribution française au budget européen

Il juge anormal que la France verse à l'Union européenne davantage qu'elle n'en reçoit et veut négocier une réduction de sa contribution, sans chiffrer la baisse. Il propose de réduire les fonds structurels versés aux régions ayant déjà rattrapé leur retard économique, et de faire compter les dépenses françaises de défense et de dissuasion nucléaire dans le calcul de la contribution, au motif qu'elles bénéficient à la sécurité de tout le continent. Il déclare vouloir obtenir ces ajustements par la négociation diplomatique et non par des mesures unilatérales, et se dit attaché au projet européen.

Position du 14 octobre 2026. La source ne contient aucune citation directe du candidat et ne précise pas la date du forum où ces propos ont été tenus. Source : Les Républicains, site du parti ↗

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École et éducation

Examen d'entrée en sixième et 1 000 établissements libres

Il a présenté le 31 août 2026 un plan « Refonder l'école » en quatre axes. Sur les enseignants, il propose de rapprocher les salaires de la moyenne européenne et de réformer les règles d'affectation et de progression de carrière, aujourd'hui fondées sur l'ancienneté. Sur les savoirs, il propose de rétablir un examen d'entrée en sixième, de développer les groupes de niveau, de créer des dispositifs de rattrapage pour les savoirs non acquis au primaire et de mettre fin au passage automatique d'une classe à l'autre. Sur l'organisation, il veut créer 1 000 établissements publics « libres », sur la base du volontariat, pouvant adapter leurs méthodes.

Position du 31 août 2026. Erreur d'attribution à éviter : les formules frappantes rapportées par la presse à propos de ce plan — « Le professeur sait et l'élève apprend » — sont du sénateur chargé du projet éducation de son parti, pas de lui. Source : Public Sénat, 31 août 2026 ↗

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Les programmes des autres candidats

Mêmes thèmes, même format, mêmes règles.

Questions fréquentes

Quel est le programme de Bruno Retailleau pour 2027 ?

Bruno Retailleau a 8 positions publiques établies sur les 8 thèmes suivis par Repère 2027 : retraites (63 ans minimum, taux plein à 65 ans, capitalisation partielle) ; fiscalité et pouvoir d'achat (197 md€ d'économies, 400 000 postes, aucun impôt nouveau) ; immigration (appliquer immédiatement le règlement européen de retour) ; santé et accès aux soins (aucun chiffrage santé, quatre milliards sur les arrêts maladie) ; sécurité et justice (majorité pénale à 15 ans, peines minimales inscrites dans la constitution) ; écologie et énergie (priorité au nucléaire, fin des subventions à l'éolien et au solaire) ; europe et défense (réduire par négociation la contribution française au budget européen) ; école et éducation (examen d'entrée en sixième et 1 000 établissements libres).

Que propose Bruno Retailleau sur retraites pour 2027 ?

Il propose un âge minimal de départ à 63 ans, assorti d'une décote de 7 % par an pour un départ à cet âge, et fixe l'âge du taux plein à 65 ans au lieu de 67, avec une indexation possible sur l'espérance de vie. Il justifie l'abaissement de 67 à 65 ans par la situation des femmes aux carrières hachées. Il propose d'introduire une part de capitalisation représentant 25 à 30 % de la retraite des nouveaux entrants, financée par une baisse de cotisations de 0,5 point salarial et 0,5 point patronal, et de supprimer le forfait social. Il revendique 40 milliards d'euros d'économies cumulées sur cinq ans et renvoie la pénibilité à des consultations avec les partenaires sociaux. Position du semaine du 22 au 26 septembre 2026.

Que propose Bruno Retailleau sur fiscalité et pouvoir d'achat pour 2027 ?

Le 12 octobre 2026, il présente un plan de 197 milliards d'euros d'économies cumulées jusqu'en 2032, réparties en 96 milliards sur l'État, 91 milliards sur le social — dont 42 pour les retraites, 10 pour l'immigration et 4 pour les arrêts maladie — et 10 milliards demandés aux collectivités. Il annonce le non-remplacement de 400 000 fonctionnaires partant à la retraite d'ici 2032 et la suppression d'agences et d'opérateurs de l'État. Il affecte 146 milliards à la réduction de la dépense et de la dette et 51 milliards à des baisses de prélèvements : 21 milliards pour les ménages et 30 milliards pour les entreprises par la suppression d'impôts de production. Il vise un déficit sous 3 % du PIB dès 2031 puis 2,2 % en 2032, exclut toute création d'impôt, et propose de soumettre une règle d'or à référendum. Position du 12 octobre 2026.

Que propose Bruno Retailleau sur immigration pour 2027 ?

Il demande que le règlement européen sur le retour des déboutés du droit d'asile soit appliqué en France sans délai et dans toutes ses dispositions, et que la France n'écarte aucun de ses dispositifs, en particulier les centres de retour situés hors de l'Union européenne. Il situe la difficulté non dans les interpellations, qui progressent, mais dans l'exécution des renvois. Il déclare douter de la volonté du chef de l'État et du gouvernement d'appliquer intégralement ce texte. Comme ministre de l'Intérieur, il a signé en 2025 une circulaire abrogeant la circulaire Valls de 2012 et portant de cinq à sept ans la durée de présence exigée pour une admission exceptionnelle au séjour. Position du 8 juin 2026.

Que propose Bruno Retailleau sur santé et accès aux soins pour 2027 ?

Dans son plan de redressement des finances publiques, il chiffre l'effort sur la sphère sociale à 91 milliards d'euros sur un quinquennat, mais ne prend aucun engagement chiffré sur les 280 milliards d'euros de dépenses de santé, qu'il présente sous une hypothèse qu'il qualifie de très conservatrice : les économies seraient absorbées par les dépenses liées au vieillissement. Il affirme que les gains d'efficience doivent être réinvestis dans les soins. Il chiffre à 4 milliards d'euros les économies attendues sur les arrêts maladie, par des réexamens périodiques, une surveillance des prescriptions et un jour de carence d'ordre public dans le privé que l'employeur ne pourrait pas compenser par la prévoyance. Position du 12 octobre 2026.

Que propose Bruno Retailleau sur sécurité et justice pour 2027 ?

Il propose d'abaisser la majorité pénale à 15 ans et d'instaurer, pour les violences contre les policiers, les gendarmes et les pompiers, des peines minimales telles que le juge n'ait pas le choix. Il propose, pour un premier délit grave commis par un mineur, des peines de prison ferme de courte durée — il cite quinze jours — dans des établissements distincts de ceux accueillant les détenus condamnés pour terrorisme. Il propose d'inscrire dans la Constitution, par une « Charte de l'ordre républicain », des peines minimales pour certains crimes et délits graves, le renforcement de la sécurité dans les établissements pénitentiaires, la rétention de sûreté pour certaines personnes jugées dangereuses après l'exécution de leur peine, et un droit à la sécurité. Position du 8 septembre 2026 pour les peines minimales, 3 septembre 2026 pour le volet constitutionnel.

Que propose Bruno Retailleau sur écologie et énergie pour 2027 ?

Il propose de donner la priorité au nucléaire : prolongement maximal du parc existant, six EPR2 et réacteurs de quatrième génération. Il juge l'éolien et le photovoltaïque arrivés à maturité et demande l'arrêt de leur financement par subventions publiques, position formulée dans une tribune cosignée publiée par Le Figaro les 2-3 juillet 2025 et réaffirmée au colloque de l'Union française de l'électricité le 23 juin 2026. Dans une tribune du 9 août 2026, il défend une écologie « d'adaptation » qu'il oppose à une écologie « punitive », reposant sur l'investissement, l'innovation et la production d'énergie décarbonée : stockage de l'eau d'hiver pour l'irrigation estivale, équipement des écoles et des hôpitaux en systèmes de rafraîchissement. Position du 2-3 juillet 2025 pour les subventions, 23 juin 2026 pour le nucléaire, 9 août 2026 pour l'adaptation.

Que propose Bruno Retailleau sur europe et défense pour 2027 ?

Il juge anormal que la France verse à l'Union européenne davantage qu'elle n'en reçoit et veut négocier une réduction de sa contribution, sans chiffrer la baisse. Il propose de réduire les fonds structurels versés aux régions ayant déjà rattrapé leur retard économique, et de faire compter les dépenses françaises de défense et de dissuasion nucléaire dans le calcul de la contribution, au motif qu'elles bénéficient à la sécurité de tout le continent. Il déclare vouloir obtenir ces ajustements par la négociation diplomatique et non par des mesures unilatérales, et se dit attaché au projet européen. Position du 14 octobre 2026.

Que propose Bruno Retailleau sur école et éducation pour 2027 ?

Il a présenté le 31 août 2026 un plan « Refonder l'école » en quatre axes. Sur les enseignants, il propose de rapprocher les salaires de la moyenne européenne et de réformer les règles d'affectation et de progression de carrière, aujourd'hui fondées sur l'ancienneté. Sur les savoirs, il propose de rétablir un examen d'entrée en sixième, de développer les groupes de niveau, de créer des dispositifs de rattrapage pour les savoirs non acquis au primaire et de mettre fin au passage automatique d'une classe à l'autre. Sur l'organisation, il veut créer 1 000 établissements publics « libres », sur la base du volontariat, pouvant adapter leurs méthodes. Position du 31 août 2026.

Comment lire cette page Les positions viennent des programmes et des sites de campagne quand ils existent, sinon de déclarations publiques datées. Les montants cités sont ceux annoncés par le candidat, pas des évaluations indépendantes. Aucune position n'est déduite de la ligne d'un parti. Une position de 2022 n'est pas une position de 2026, et la page le dit quand c'est le cas.
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